The Office : la série comique qui a volé mon cœur

Si je suis une grosse lectrice, je suis aussi une sérievore, et j’ai toujours au moins une série comique en cours. The Office faisait partie de ces séries dont j’entendais régulièrement parler, que je voyais régulièrement dans les classements SensCritique, et dont les GIFs dérivés apparaissaient régulièrement dans mon fil d’actualités. Forcément, j’ai fini par me laisser tenter, et bilan, je fais aujourd’hui partie des invétérés de Michael Scott. Pourtant, je n’étais pas très convaincue au début. Et c’est ça qui la rend encore plus exceptionnelle. Je vous explique.

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The Office (et je parle ici de la version américaine, et non de l’originale britannique), c’est une série d’épisodes d’une vingtaine de minutes, qui prend la forme d’un faux documentaire. On y suit le quotidien des employés de Dunder Mifflin, une société de vente de papier située en Pennsylvanie. Dit comme ça, ça fait pas super glamour. Que peut-il bien se passer d’excitant dans une entreprise de vente de papiers ? Et bien détrompez-vous et accrochez-vous à votre canapé, parce qu’en terme de séquences cultes, ça déménage.

On a rarement vu plus doué que l’équipe de Dunder Mifflin pour tromper la routine. Rien n’est normal dans cette boîte, et sûrement pas son directeur, Michael Scott (joué par l’excellent Steve Carrell). Michael, c’est le patron insupportable par excellence. Immature, lourdingue, paresseux, menteur, et horriblement gênant. Ses employés doivent constamment composer avec sa personnalité hors-norme et ses gaffes monumentales. Pourtant, ne nous mentons pas, bon nombre d’entre eux ont pris un sérieux coup sur la cafetière aussi. Disons que la vie de l’entreprise est haute en couleurs, pour ne rien spoiler.

La première saison ne m’a pas transcendée. J’avais beaucoup de mal à dépasser l’humour lourdingue de Michael Scott, il me fatiguait. Les premiers épisodes sont d’une manière générale assez timides, écrasés par la personnalité usante du patron. Mais pourtant, il y a bien quelque chose qui s’esquisse. Parce que cette série réussit le pari de rendre ses personnages attachants à un point insoupçonnable. Même le pénible Michael Scott devient assez vite proche du spectateur, avec ses protagonistes tellement authentiques.

Bien vite, The Office propose des scènes à mourir de rire, cultes. La rivalité entre le personnage de Jim (le farceur) et Dwight (le zèle par excellence) est juste géniale, hilarante et pleine de facétie. Quant à Michael Scott, il ne rate pas une occasion de repousser ses records. Il y a vraiment beaucoup d’humour dans cette série, et un humour très réussi, à plusieurs niveaux. Chapeau.

Mais comme je le disais un paragraphe plus haut, le tour de maître de The Office, c’est le sentiment d’attachement qu’elle procure, l’émotion qu’elle diffuse avec une superbe simplicité. En suivant le quotidien de l’entreprise, c’est celui de ses employés, des personnes bien croquées, que l’on observe. Et ces gens, ils sont loin de simplement nous faire rire. Les acteurs ont un talent indéniable, autant dans le registre comique que dramatique. Je ne pensais pas être aussi touchée, vraiment. Mention spéciale à Jim et Pam, dont la relation est tellement jolie qu’elle a supplanté celle de Lily et Marshall (How I Met Your Mother) dans mon cœur. Comme le dit si bien Pam, il y a beaucoup de beauté dans les choses ordinaires.

Bref, une série à voir, vraiment. Mais vraiment, hein. C’est un coup de cœur indéniable.

Vous connaissez The Office ? Vous avez aimé ? D’autres séries comique coups de cœur ? N’hésitez pas à me laisser un petit mot pour m’en conseiller, je suis en recherche perpétuelle !