5 choses qui font de moi une serial procrastinatrice

Ne nous mentons pas, la procrastination est l’un des maux du siècle : non en fait, c’est un mal récurrent, et qu’on adore maudire. Finalement, la procrastination, quand j’y réfléchis, c’est presque un art de vivre. Un art de vivre coupable, entendons-nous bien, mais quand même.

Tout être humain normalement constitué a tendance à se laisser glisser vers ce doux péché qu’est de remettre à plus tard ce qu’il serait nécessaire de faire tout de suite, mais certaines choses du quotidien empirent (parfois gravement) la situation.

La blogosphère

Blogs de tous domaines, de tous horizons, je vous adore : sinon, je ne papoterais pas par ici. Néanmoins, vous représentez un danger certain pour toute personne qui doit décoller de son ordinateur, de sa tablette ou de son smartphone. Le temps que je passe à papillonner sur les blogs est conséquent, d’autant que je suis une touche-à-tout, intéressée autant par les recettes de cuisines que les chroniques livresques, en passant par les billets humeur et les articles lifestyle. Procrastiner sur des articles contre la procrastination, sur l’organisation et la gestion du temps. L’ironie est délicieuse. On n’est pas sorti du sable, je vous le dis.

Et si comme moi, vous faites l’erreur de traîner un peu sur Hellocoton, de consulter votre compte WordPress ou tout simplement d’avoir souscrit aux newsletter des blogs, de consulter les liens qu’on vous donne, de stalker les commentaires, c’est fichu. Parce que la blogosphère est un monde formidable, où l’on trouvera toujours quelque chose à se mettre sous la dent.

Wikipédia

C’est une de mes terribles addictions que je vous dévoile. Sérieusement, j’ai un véritable problème avec Wikipédia : ce site me fait perdre des HEURES. Des journées, même. Quand, comme moi, on est atteint de la maladie du lien, à savoir « cliquer pour savoir », avec un truc comme Wiki, on est fichu de chez fichu. De la généalogie des rois de France, légitime comme illégitime, aux tueurs en série américains en passant par la vie de Audrey Hepburn, je squatte Wikipédia sans voir le temps passer, jusqu’à me rendre compte du phénomène qui vient de s’opérer.

what

L’enchaînement automatique sur Netflix

Vous m’excuserez, mais c’est déjà suffisamment difficile comme ça de décrocher d’une série pour qu’en plus, les épisodes s’enchaînent sans vous laisser le temps de vous raisonner. Si les serial addict étaient capables de se contrôler, ça se saurait. Le pire, c’est que je suis consciente de ce qui se passe, à chaque fois, mais ça finit irrémédiablement de la même manière : moi, enveloppée dans mon plaid, des yeux émerveillés devant les paysages d’Outlander ou à me ronger les ongles devant Twin Peaks, et à éclater de rire devant une sitcom. Et pendant ce temps là, le boulot s’accumule, et je le sais, mais je continue quand même et… Vous voyez comment ça finit.

Les réseaux sociaux

Concrètement, on est sur le même problème que pour la blogosphère. Instagram et ses jolies photos : Cookstagram et Bookstagram en tête sont les champions pour me faire éparpiller mon temps. Et puis là, je me suis mise à Twitter (je suis une tortue, je découvre tout après tout le monde, vous le savez) et c’est juste un drame logistique, voilà. En plus, les réseaux sociaux, ce sont souvent des liens vers des articles de mes blogs favoris : cercle vicieux.

Ma nature profonde

Bah oui. Parce que concrètement, si cet article n’est pas complètement faux, il demeure teinté de mauvaise foi. Je me cherche des boucs émissaires. D’autant que des fois, je procrastine sans aide, juste en pensant à une chose, puis à une autre : penser à une idée d’article plutôt que de m’occuper de ma liste de courses, par exemple. Je procrastine parce que j’aime ça, finalement, et que c’est comme ça que je fonctionne. Parce que procastiner, chez moi, c’est apprendre, s’inspirer, rêver et s’évader un peu, et au quotidien, on en a besoin pour affronter tous ces trucs pénibles qu’on repousse. Procrastiner pour mieux s’activer, en somme.

Et vous, la procrastination, une passion ? Qui sont les grands coupables de ce lifestyle dangereux ?