Gérer son rapport aux réseaux (pas si) sociaux

Voilà un article qui me trottait depuis longtemps dans la tête. Le genre de billet qui traîne depuis une éternité dans vos brouillons, sans cesse modifié, retouché, réorienté.

Il faut dire que le sujet des réseaux sociaux est complexe : je ne sais pas ce que vous en pensez (et je suis curieuse de le savoir), mais pour ma part, je trouve la question des rapports aux réseaux sociaux vraiment fascinante. Tantôt encensés, tantôt décriés, les réseaux ne mettent personne d’accord : d’ailleurs, d’une semaine à l’autre, je ne suis pas toujours d’accord avec moi-même sur le sujet. En réalité, j’oscille régulièrement entre obsession et envie de déconnexion. J’essaie, depuis quelques temps, d’adopter une relation beaucoup plus saine aux réseaux sociaux, qui ne serait pas teintée d’excès ou de culpabilité, et c’est de ce cheminement dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui.

Ces derniers temps, on attaque beaucoup les réseaux sociaux, moi la première quand je vois ce qui s’y passe (mais j’y viendrais juste après). Mais il serait bien malhonnête de ma part, alors que je les utilise au quotidien, dans ma vie personnelle comme pour promouvoir le blog, de ne pas parler de leurs avantages. Car c’est indéniable, des avantages, ils en ont. Les réseaux sociaux sont « sociaux », sont avant tout des outils de communication, de partage, qui me permettent tous les jours d’avoir des nouvelles de mes proches, de mes amis, de communiquer facilement avec eux, mais pas uniquement. Les réseaux sociaux sont de formidables outils de découvertes : tous les jours, grâce aux partages, je découvre de chouettes billets, de chouettes articles. Actualités, chroniques littéraires, conseils lecture ou ciné, billets d’humeur touchants et lucides, et tant d’autres encore. Parfois, des choses que je n’aurais pas cherché ou découvert spontanément viennent à moi, comme ça, simplement, juste parce que ma page s’est actualisée, et je trouve ça génial. C’est bon pour ma culture, mon ouverture d’esprit, mon sens de l’humour aussi. Et puis, sans les réseaux sociaux, je n’aurais pas rencontré de très, très chouettes personnes qui désormais m’enrichissent au quotidien. Donc, je ne suis pas du tout anti réseaux sociaux.

Se retrouver confronté à un monde agressif et biaisé

Seulement voilà, les réseaux sociaux, de pas leur fonctionnement, de par leurs utilisateurs, connaissent des dérives vraiment difficiles à ignorer. Et ce que je trouve fascinant, c’est que chaque réseau semble créer sa propre spécificité dans les abus. Je parle des trois réseaux que j’utilise : Facebook, Twitter, Instagram. Parler d’autres réseaux dont j’ai une connaissance très superficielle, comme Snapchat qui ne m’attire pas du tout, n’aurait aucun sens. En fait, plus le temps passe, plus je vois les défauts des réseaux, comme s’ils m’étaient montrés avec un verre grossissant.

Facebook, que j’ai commencé à utiliser à ses premières heures (ça ne me rajeunit pas tout ça) est je crois, celui dont l’utilisation m’est devenue la plus dérangeante. Tout simplement parce que malgré mes efforts pour contrer cet effet, je n’aime pas l’espèce de créature voyeuriste en laquelle il me transforme. Vraiment, c’est impressionnant. Et ce n’est pas faute d’essayer de taire ces instincts indiscrets en moi. Mais je suis faible, très faible, et je me retrouve toujours dans une situation de fouineuse. Alors certes ce n’est pas toujours ma faute : mes contacts publient parfois toute leur vie sur Facebook, les bons comme les mauvais moments. Autant je n’ai pas de complexes à me réjouir en constatant grâce à mon fil d’actualités qu’une connaissance du collège est une radieuse et heureuse mariée, par exemple, autant je me déteste quand je me retrouve à juger intérieurement la vie amoureuse ou professionnelle d’une personne que je n’ai pas croisée depuis dix ans. Le pire, c’est quand je me retrouve à regarder des photos de contacts de mes amis : je ne connais pas ces gens, qu’est-ce que je fais là ? Et au-delà du voyeurisme, Facebook est devenu le royaume des hoax, de la désinformation, des publications haineuses, anxiogènes. Dérouler le fil de commentaires d’une actualité, sur n’importe quel sujet, c’est plonger dans un déferlement de haine et d’intolérance. Facebook me fatigue, finalement.

Twitter a cet avantage d’être beaucoup moins personnel et voyeuriste à mes yeux, majoritairement parce que mon utilisation est réduite au blog. J’y suis anonyme, et je n’y suis pas d’amis réels, seulement des connaissances virtuelles dont les contenus m’intéressent. J’avoue que j’aime beaucoup son fonctionnement propice à l’efficacité, et aussi, il faut le dire, à la punchline. On peut vraiment rire, avec Twitter. Je suis la première à aimer les vannes que j’y lis. Seulement encore une fois, que se passe-t-il dans la tête des gens ? Je suis horrifiée par la facilité avec laquelle on a transformé l’art de la punchline en celui du lynchage. La violence de certains propos, qui se diffusent aussi vite, qui arrivent en quelques secondes, si vite lus, partagés tout aussi vite, renchéris immédiatement… Commenter l’actualité presque en direct c’est bien. Lyncher, submerger une personne (publique ou non), c’est nauséeux, malsain et lâche. D’autant qu’il est difficile de se faire comprendre avec la limite de caractères, qu’il est très facile de mal interpréter des propos, et de se ruer sur quelqu’un à la moindre notification.

J’ai longtemps cru Instagram en dehors de ces questions. Y étant surtout inscrite pour suivre des comptes de type bookstagram et cookstagram, je suis restée assez longtemps  ignorante des problèmes spécifiques à ce réseau social. Ils sont à mes yeux d’un tout autre ordre que les deux précédents, je n’ai pas cette impression de voyeurisme, de harcèlement ou de haine avec. Pourtant, Instagram n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains. On peut, très vite, se retrouver à comparer son monde à un univers artificiel, biaisé. Je me demande vraiment comment je me serais sentie à 14 ou 15 ans (ne nous voilons pas la face, les ados et les réseaux sociaux, c’est une histoire d’amour), encore mal dans ma peau, confrontée à ce matraquage de perfection. Instagram opère sur le long terme, finalement, et je crois sincèrement qu’on peut en venir à perdre un certain rapport à la réalité. C’est un peu comme quand avec Pinterest, on se retrouve confronté à des photos d’intérieurs magnifiques, épurés, optimisés, et qu’on en vient à se demander pourquoi on est pas fichu de tenir sa maison de la même manière. Et pourtant, que celui qui n’a jamais oublié de ramasser ses chaussettes après les avoir enlevées dans le canapé ou laissé traîner de la vaisselle jette la première pierre… Or, selon les périodes de notre vie, pour l’une ou l’autre raison, nous n’avons pas toujours le recul nécessaire pour se rappeler que ce n’est pas de l’instantané, justement.

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Trouver son équilibre

Vous allez me dire que les problèmes ne sont pas les réseaux sociaux, mais l’utilisation qu’on en fait. C’est vrai. C’est pour ça que j’essaie de trouver mon équilibre, une manière de gérer tout ça, qui me déclencherait moins de colère envers les autres et envers moi-même. A chacun de trouver son rapport aux réseaux sociaux, bien sûr : si vous ne ressentez aucune gêne, aucune envie de déconnexion, loin de moi l’idée de juger votre utilisation parce que mon ressenti en est différent. Tout est une question de mesure, mais cette dernière est différente pour chacun !

D’ailleurs, je ne suis pas faite pour la déconnexion. Ce n’est pas mon truc, tout comme me couper d’un réseau en particulier. Es-ce un effet vicieux de l’omniprésence des réseaux sociaux sur notre génération ? Je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai mes petits réflexes quotidiens sur mes réseaux. Je sais parfaitement que je ne serais pas capable de me déconnecter pendant une semaine de Twitter. La raison principale étant que je n’en ai pas envie, et que je ne souhaite pas le faire juste à cause d’une tendance « off », alors que ça m’ennuierait vraiment.

En revanche, j’ai mes petits réflexes à moi, mes principes, qui me permettent de garder une certaine distance avec tout cela et surtout, de profiter majoritairement des avantages des réseaux sociaux sans être trop polluée par ce qui me dérange.

  • Pour Twitter et Facebook, je n’ai pas d’applications sur mon smartphone. Pas de notifications, il faut que j’ouvre mon navigateur pour voir ce qui s’y passe. J’y suis quand j’y suis, connectée qu’au moment où je l’ai décidé, et pas vampirisée.
  • Je fais actuellement un gros tri dans mes contacts Facebook, afin de freiner ma tendance au voyeurisme. Je me suis désabonnée de pas mal de pages et de groupes, aussi.
  • Si je garde des comptes à visée très esthétique au niveau d’Instagram, parce que c’est joli et inspirant, je suis aussi des comptes plus ordinaires, moins léchés. Un savant mélange entre inspirations et un univers plus proche de moi, qui n’est pas complexant.
  • J’ai arrêté de commenter les actualités Facebook. Mon instinct féministe et solidaire me poussait souvent à essayer de clouer le bec à des personnes haineuses, simplement parce que je ne supporte pas de voir des choses pareilles écrites (et non modérées), mais ça m’épuise. Maintenant que j’ai le blog, j’ai un autre moyen de faire entendre ma voix, et de manière réfléchie, en pouvant maîtriser mes émotions.

Et vous, quel est votre ressenti par rapport aux réseaux sociaux ?

 

 

31 commentaires sur « Gérer son rapport aux réseaux (pas si) sociaux »

  1. Je suis d’accord pour Instagram, j’ai supprimé mon compte récemment et mes amies n’ont pas comprit. J’en avait juste assez de toute cette « perfection » que je cherchais à atteindre sur mes photos, j’étais tout le temps à la recherche du « cliché parfait ». Donc un jour, quand j’ai vu que ça m’empoisonnait la vie, j’ai dit STOP. Maintenant je me sens comme libérée, je prends des photos pour garder des souvenirs, et pas pour obtenir des likes ou des commentaires.
    C’est un super article 😉

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  2. Au final, on découvre depuis quelques années les effets pervers de réseaux sociaux. Alors, il ne s’agit pas de s’en détourner complètement car ils ont tout autant d’inconvénients que d’avantages, mais peut-être d’apprendre à garder un certain recul vis-à-vis de ce que l’on voit.
    Et garder à l’esprit que chacun poste ce qu’il veut bien montrer !
    A titre personnel, je n’ai pas de réseaux sociaux, idem pour mes amis – ou alors ils les fréquentent assez peu. En revanche, pour mon blog, c’est un super outil car cela me permet d’échanger avec certaines personnes partageant la passion des livres.

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  3. C’est vrai que le rapport aux réseaux sociaux peut être très malsain quand on y pense. Ton avis dessus est intéressant. J’ai d’ailleurs le même ressenti que toi. Je me tiens éloignée, mais alors très loin , des polémiques sur les réseaux. Pour moi les réseaux sociaux c’est fait pour partager et échanger autour des choses qui nous plaisent et quand il y a des polémiques c’est jamais bon. Elles me passent toujours au dessus ^^ J’ai le même ressenti que toi, notamment sur Facebook. A la fin du collège j’avais même supprimé mon compte perso tellement je n’en pouvais plus de ce voyeurisme constant et des critiques faciles sur ce réseaux. J’ai recréé un compte seulement pour avoir les infos pour la fac mais sinon je n’y vais jamais. Ne pas installer les applications est le meilleur moyen ! J’ai fais pareil et du coup je ne suis pas envahit, je ne vois les notifications que lorsque je décide d’y aller.
    Merci pour cet article qui me fait me rendre compte que je ne suis pas la seule à penser cela.

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    1. Je suis ravie que cet article t’ait autant plu. Je suis vraiment contente de ne plus avoir de notifications, ça me change la vie… Et ça m’apaise dans mon rapport aux réseaux sociaux, je trouve que je gère beaucoup mieux !

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  4. C’est marrant, j’ai supprimé pas plus tard qu’hier l’application Facebook de mon téléphone. Je ressens ces derniers temps un besoin de prendre de la distance vis-à-vis des réseaux sociaux parce que parfois j’y passe du temps « vide », sans intérêt, et je réalise que faire défiler les fils d’actualités machinalement dès que j’ai quelques minutes, ça me parasite l’esprit et ça ne m »apporte pas grand-chose. Donc j’ai bien aimé ta réflexion sur ce sujet !

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  5. Tu as raison, les réseaux sociaux peuvent être de beaux outils de communication et d’échange. Cela me permet de partager avec ma famille quand je suis à l’étranger par exemple ou tout comme toi, découvrir un blog, un site ou tout autre chose que je n’aurais pas eu l’idée d’aller chercher moi-même. Et même si je ne les utilise pas dans ma vie personnelle, ils m’offrent un petit coup de pouce en ce qui concerne mon blog.
    Je suis d’accord avec toi, les réseaux sociaux ne sont peut-être pas le réel problème (enfin, si l’on oublie tout ce qui concerne l’utilisation de nos données personnelles à des fins commerciales, mais c’est encore un autre sujet), mais c’est plutôt l’utilisation que l’on en fait qui est en cause.
    Comme pour tout, on a tendance à être excessif et à détourner un objet de son utilisation principale. Et je pense d’ailleurs que les créateurs de ces réseaux le savent très bien, et misent sur là-dessus !

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    1. Très clairement, les créateurs savent que l’être humain n’est pas raisonnable…
      Actuellement, mon utilisation des réseaux sociaux tend de plus en plus vers le blog et plus vraiment pour la vie perso, tout comme toi. C’est plus un besoin d’inspiration que de connexion.

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  6. Je trouve ton article très intéressant, surtout ta manière de « voir les photos des autres » sur Instagram, car je n’avais jamais pensé comme ça.

    J’ai un compte Instagram depuis seulement 1 an et je suis surtout des comptes qui parlent de livres, d’animaux et de voyage, ainsi que des comptes suisses. Tous les autres je les zappent et il ne m’est jamais venu à l’esprit de comparer mon intérieur à celui des autres, pour la simple et bonne raison que je vis dans un petit studio où je suis en location et que je n’aurai jamais la possibilité de devenir propriétaire de quoi que ce soit, vue que c’est quasiment impossible en Suisse, puisque le prix de départ s’élève à un demi million !! Je n’ai donc pas de complexe de ce côté là.

    En ce qui concernent Facebook, comme toi toutes ces polémiques me fatiguent et je ne l’utilise que pour deux choses : 1. la promotion du blog car j’ai des contacts qui lisent mes articles par ce biais et 2. pour jouer à mon jeu d’enquête qui me prend 30 minutes par jour et qui me délasse. Je ne consulte plus le fil d’actualité de mes « amis » ou vite fait une fois par mois.

    Donc j’ai finalement une relation apaisée avec ces réseaux sociaux et j’espère qu’il en sera de même pour toi bientôt.

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  7. J’ai aimé cet article et je m’y retrouve tout à fait. J’ai eu plusieurs comptes Twitter avant d’ouvrir celui que j’utilise pour le blog. J’ai volontairement évité de suivre les comptes concernant l’actualité (à part Les News pour avoir vraiment le minimum en cas d’événement important). Sur mes autres comptes (perso) ça s’est toujours mal terminé. Je me suis souvent disputée avec des personnes et au final l’ambiance y étant mauvaise j’ai fini par les supprimer. Avec BOK je ne suis que des comptes en lien avec la culture, le patrimoine. Je ne suis pas toujours d’accord avec tout le monde mais j’ai moins envie de vouloir créer un débat. Voulant que ce compte reste en dehors de la politique, il me permet de me freiner moi même (il n’est pas toujours bon d’afficher ses positions). C’est également pour cette raison que j’évite de suivre des comptes sur le veganisme car ce sont des sujets où je m’emporte très facilement et je n’ai vraiment pas envie que mon compte ressemble à ça. Concernant Facebook je ne l’utilise pratiquement pas. Je ne conserve ce compte que parce que je suis inscrite à 2 groupes que j’apprécie (un sur ma formation à distance, et l’autre consacré au végéta*isme). Sans ces groupes j’aurai déjà supprimé fb que je n’aime pas du tout également pour son côté voyeurisme. J’avais d’ailleurs une page pour le blog mais vu que l’activité y est très réduite je l’ai désactivée et je préfère ne me concentrer que sur Twitter et Insta. En ce qui concerne Instagram je n’ai jamais eu trop de problèmes avec ce réseau, j’y ai 2 comptes, celui pour le blog et un compte perso. Je n’y poste jamais rien de personnel j’aime rester discrète quel que soit le réseau social. Je pense aussi que les réseaux sociaux ne nous unissent pas toujours et au contraire peuvent diviser les gens. Actuellement je m’appuie sur eux pour le blog mais si un jour je renonce à cette « activité », je pense que je partirai de ces réseaux.

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    1. Je pense aussi supprimer la page FB du blog, elle est totalement morte… Et je n’apprécie plus vraiment ce réseau, donc à quoi bon ? Tu as bien raison.

      J’évite également les conflits maintenant, ça m’épuise, alors qu’avant, ma grande bouche et moi on fonçait tête baissée…

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  8. J’adore les réseaux sociaux (j’ai un blog réseaux sociaux après tout, le contraire serait étonnant), mais je ne les utilise pas comme une accro, il m’arrive même de faire des pauses plus ou moins longues (ma dernière était d’un mois sur Instagram, alors qu’il s’agit de mon réseau principal / préféré). Les réseaux sociaux ont beaucoup de désavantages cependant et de pièges. Je pense honnêtement que ce n’est pas fait pour tout le monde, ne serait-ce que sur le fait de savoir se détacher des images de perfections renvoyées par certains. On a tous des moments dans notre vie où ça va pas, et ce genre de projections ne nous aident pas à aller mieux. On ne peut pas dire que les réseaux sociaux sont bons ou mauvais, pour autant ils ne font pas du bien à tout le monde. En bref, même si j’adore les réseaux sociaux, j’aurai détesté les avoir adolescente. Skyblog était déjà assez horrible en soit à cette période, qu’est-ce que ça aurait été Facebook ou Instagram!

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    1. Je suis mille fois d’accord avec toi, ils ne sont pas faits pour tout le monde. Je pense souvent aux ados d’aujourd’hui, c’est comme avoir un miroir déformant constamment dans sa poche, ou bien un réceptacle de haine… Mais si l’on se sent bien avec soi, les réseaux n’ont pas cet effet, et sont de vraies valeurs entièrement ajoutées.

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  9. Tes conseils sont vraiment au top , c’est vrai qu’avec notre génération c’est difficile de se détacher des réseaux sociaux, personnellement j’étais restée sans portable pendant 5 jours, ça ma fait du bien d’un côté mais j’avais l’impression de rater quelque chose, après j’ai fait pareil que toi pour Facebook !! Super article !

    mon blog : https://hersblogsite.wordpress.com

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  10. Super intéressant à lire, comme d’habitude ! 🙂 Personnellement, les réseaux sociaux, je m’y mouille prudemment. J’ai facebook depuis l’adolescence mais j’ai vite arrêté de raconter ma vie dessus, désormais j’utilise principalement le chat (et candy crush, on va pas s’mentir) et j’alimente à peu près la page de mon blog, mais ça s’arrête là. Et vu que jusqu’à hier j’avais un téléphone très moyen niveau technologique, ça m’a évité d’installer instagram et twitter, jusqu’à maintenant ça ne m’a pas spécialement tenté et on ne peut pas dire que ça me manque. Bien sûr, ça permettrait probablement de développer plus vite mon blog, mais pour l’instant je pense surtout au temps qu’il faudrait investir et à l’aspect addictif de ce genre de réseaux, et vu le temps que je passe déjà sur wordpress j’ai envie de prendre chaque chose en son temps. Si un jour l’occasion se présente, peut-être que je tenterai, pour l’instant j’y vais à mon rythme et je veille à ne pas passer plusieurs heures par jour à scroller des pages d’actualité que j’aurai oubliées dans la minute 😉

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    1. Merci ♥ Tu as un rapport très slow aux réseaux, je trouve ça chouette. Moi c’est trop tard pour Twitter, j’ai mis le nez dedans et je suis fichue. Mais en ne mettant pas l’application, pas de notifs, et je trouve que je gère encore le truc assez bien.
      Je suis okay pour démarrer la lecture commune quand tu veux, au fait. 🙂 Je suis à jour dans mes lectures et le magicien attend sagement son tour.

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  11. Super intéressant cet article. Beaucoup devrait en avoir conscience.
    Pour ma part j’utilise facebook seulement pour échanger avec mes amis et je n’ai pas twitter. Le seul, si l’on peut dire, réseau qui est constamment présent dans ma vie c’est instagram. Mais c’est vrai que parfois on peut vite se perdre et vouloir trop en faire pour plaire à tout ce monde. J’ai de la chance d’être bien entourée et mes proches savant me dire quand je m’égare un peu trop de la réalité et que je reste bloquée sur les réseaux ! Il faut savoir dissocier notre vie virtuelle de réelle je pense.
    Merci pour l’article

    Clarisse

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    1. Je suis d’accord avec sur toi sur cette dissociation, mais si je suis capable de l’avoir à mon âge, quelques années plus tôt, je pense qu’Instagram m’aurait beaucoup provoqué beaucoup d’anxiété…
      Merci beaucoup à toi pour ton petit mot.

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  12. Très bon article! Mon seul réseau est celui de WordPress et j’ai parfois l’impression d’y passer trop de temps! Ce que j’apprécie avec WordPress, c’est la possibilité de publier ou non les commentaires qu’on reçoit. Je ne suis ni sur Facebook ni sur Twitter et ce qui me retient d’y aller c’est justement le « lynchage » dont tu parles et que l’on ne peut pas contrôler. Quant à Instagram, je n’en perçois pas vraiment l’intérêt. Je préfère les échanges d’idées par le biais des mots. Tenir un blog m’a permis de belles découvertes, et le tien se rajoute à la liste 😊.

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    1. Je te remercie beaucoup Joëlle, ça me fait vraiment très plaisir 🙂 (rougis)
      C’est vrai que WordPress a un fonctionnement qui me plaît beaucoup aussi, idéal pour le blogging, c’est très bien pensé.
      Oui, il faut adapter le choix de ses réseaux sociaux à ses intérêts et à sa sensibilité, tu as bien raison de te limiter à ce qui te convient. Et je suis d’accord avec toi, tenir un blog, c’est plein de découvertes au quotidien !

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  13. Tout est dans l’ équilibre n’ est ce pas? je te souhaite un joyeux Noel et de joyeuses fêtes de tout mon cœur.Prend soin de toi je reste inlassablement fidèle à tes chouettes articles A bientôt Alias Josh

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    1. Effectivement, tout est dans la mesure et l’équilibre. Merci beaucoup pour tes gentils mots, j’espère que tu as passé un joyeux Noël toi aussi, et que tu profiteras de la fin d’année autant que moi avant d’entamer la nouvelle 😉 A très bientôt !

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  14. J’ai 21 ans, et dieu que je hais ma génération. J’ai eu un compte Facebook de mes 13 à mes 16 ans, et cela m’a profondément détruite… Je suis devenue jalouse maladive, je stalkais tout le monde, je voulais être remarquée… Paradoxalement, je voulais faire comme les autres, mais tout en étant à la fois écoeurée de cette société si égocentrique, cruelle. Il m’était impossible d’avoir ma place dans ce moule. Étant très focalisée sur le physique, je réalisais qu’il y avait toujours mieux que moi, et j’étais toujours blessée. J’ai fermé définitivement mon compte après une rupture très douloureuse avec un ex, qui lui est absolument l’archétype de tout ce monde vaniteux que je déteste. Et depuis, je n’y suis pas retournée. Cela a changé ma vie, et même dans les premiers jours et les premières semaines qui ont suivi, cela ne m’a jamais manqué.

    Cependant aujourd’hui, j’ai un regret… Ces expériences durant 3 ans m’ont laissé un tas de cicatrices. Je suis toujours très axée sur le physique et sensible au regard des autres, j’essaie toujours d’être belle, plus que les autres, partout où je vais et peu importe avec qui je suis. Je veux être celle que l’on regarde. Je ne sais pas pourquoi je ressens ce besoin futile. Peut être que j’en ai assez de voir d’autres personnes que moi être au centre des attentions, alors que je trouve souvent que je vaux mieux qu’eux. L’absence de réseaux sociaux ne suffit plus vraiment à soulager mon mal être aujourd’hui… Je ressens de nouveau le besoin de montrer sur les réseaux ce que je vaux, comme si j’avais envie de dire: « vous voyez tous, moi aussi j’ai ça. Moi aussi je peux être belle, regardez sur cette photo. Et oui, je vous déteste et je déteste votre mentalité, mais moi aussi j’ai autant de belles choses que vous dans ma vie. » Cela peut paraitre ridicule, mais j’ai l’impression que l’envie revient, pas pour faire des démonstrations aux autres comme tout le monde, mais plutôt comme une revanche… Une revanche contre ceux dont le profil Facebook m’avait fait souffrir… Contre tout ce qui m’a fait du mal… Une façon pour moi de dire « oui, je suis de retour, tout cela ne m’atteint plus maintenant. »
    J’essaie de résister depuis un moment à créer un compte instagram (réseau un peu inconnu pour moi, qui n’ai jamais eu de compte) car j’ai très peur de replonger. Je suis émotionnellement très fragile, et j’ai peur de ne pas être assez forte. Je ne sais pas vraiment quoi faire. J’ai l’impression d’être encore dépendante de ces réseaux qui me font les yeux doux, et cela m’agace.

    Désolée si mon message est un peu long, tu n’es pas obligée de me donner ton avis sur ma situation, mais je suis contente d’avoir trouvé des pensées identiques aux miennes. De nombreuses personnes devraient lire ton article, qui illustre merveilleusement bien la bêtise de l’être humain sur ce plan.
    Merci ♥

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    1. Bonjour Agathe,

      Ton message n’est pas trop long ne t’en fais pas, il est tout simplement plein de sincérité 😉 Je ne comprends que trop bien ce que tu ressens, pas forcément pour les mêmes raisons, mais je te comprends ! L’équilibre à trouver avec les réseaux sociaux, c’est qu’ils ne nous rendent pas malheureux : c’est très difficile à faire, mais ce n’est pas impossible. Moi qui craignais de tomber dans certains travers avec Instagram, j’en suis finalement très satisfaite, en suivant des comptes très pros/irréels et d’autres bien ordinaires, j’ai un fil d’actualité qui alterne entre le rêve/l’envie et quelque chose de plus quotidien. Tout est une question de mesure, le seul truc, c’est qu’il faut être assez bien dans sa peau pour la trouver et s’en contenter. Ton envie de revanche n’est pas ridicule ou superficielle, elle est très humaine… Personnellement, je ne publie plus rien sur ma page perso Facebook, parce que j’ai une utilisation trop complexée de ce réseau. Je ne parviens à ne pas me comparer aux autres dessus, à comparer les autres à moi, alors que je ne le fais pas quand il est question de mes réseaux pour le blog. Du coup, je préfère ne pas me tenter. Mais je te comprends vraiment 😉

      Je suis ravie que cet article t’ait plu, et que mes réflexions aient eu un peu d’écho avec les tiennes. A très bientôt j’espère, et merci pour tes gentils mots.

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